lundi 24 mars 2008
Que se passe-t-il à Lhassa?
Point de départ: le site internet du Nouvel Observateur qui prétend traiter l'actualité en temps réel, heure par heure, sera notre fil rouge tout au long de cet article.
Que nous apprend-il?
04H40 Dharamsala Le dalaï-lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, s'insurge contre "les inimaginables et énormes" violations des droits de l'Homme commises par la Chine au Tibet.
En effet, sur le site officiel du Dalai Lama est publié le discours suivant, dont je cite ci-dessous l'extrait concerné:
" In Tibet today, due to the Chinese governments numerous actions, driven as they are by a lack of foresight, the natural environment has been severely damaged. And, as a result of their policy of population transfer the non-Tibetan population has increased many times, reducing native Tibetans to an insignificant minority in their own country. Moreover, the language, customs and traditions of Tibet, which reflect the true nature and identity of the Tibetan people are gradually fading away. As a consequence, Tibetans are increasingly being assimilated into the larger Chinese population. In Tibet, repression continues to increase with numerous, unimaginable and gross violations of human rights, denial of religious freedom and the politicisation of religious issues. All these take place as a result of the Chinese governments lack of respect for the Tibetan people. These are major obstacles the Chinese government deliberately puts in the way of its policy of unifying nationalities which discriminate between the Tibetan and Chinese peoples. Therefore, I urge the Chinese government to bring an immediate halt to such policies. "
Ce discours a été prononcé le 10 mars dernier, à Dharamshala, ville indienne du nord de l'inde, où le gouvernement tibétain en exil s'est installé en mai 1960, à l'occasion du 49ème anniversaire de sa fuite de Lhassa.
Mais le véritable point de départ des hostilités entre les moines et le regime chinois aurait pris formes le 10 mars 2008, annonce le Nouvel Observateur :
MARDI 11 MARS
10h40 Pékin La Chine confirme avoir réprimé une manifestation de moines lundi à Lhassa.
07H00 Pékin Free Asia affirme qu'une soixantaine de moines bouddhistes ont été arrêtés à Lhassa, à l'occasion d'une manifestation coïncidant avec le 49e anniversaire du départ forcé du dalaï lama.
L'article de Free Asia est disponible içi.
Il m'est apparu impossible de trouver une source officiel de cette déclaration de Pekin concernant la répression de la manifestation des moines; il y a d'une part les différentes dépêches - toutes identiques puisque certainement toute achetées ou pompées sur l'AFP, comme il se doit - donc nous retiendrons celle de Libération, roi borgne (notoire) au pays des aveugles;
Et d'autres part, coté chinois, cette declaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qi Gang, qui ne contient aucune allusion à cette manifestation du 11 mars, mais des propos scandaleux à l'égard du Tibet, du Dalai Lama et de l'association Human Right Watch.
Interessante aussi, cette déclaration, le lendemain, par le même porte parole, concernant les droits de l'Homme.
MERCREDI 12 MARS
10h15 Lhassa Radio Free Asia affirme que la police chinoise a dispersé à coups de gaz lacrymogène une nouvelle manifestation de moines, dont certains ont réclamé l'indépendance du Tibet, pour le deuxième jour consécutif, à Lhassa.
6H15 Pékin La Chine dément vouloir interdire les expéditions étrangères sur la face nord de l'Everest en mai, lors du passage de la flamme olympique, comme l'a affirmé un site spécialisé.
Concernant l'information de 6h15, le site en question est mounteverest.net, basé à New-York qui, s'appuyant sur un document issu de l'Association tibétaine de la montagne, l'organisation officielle qui s'occupe de l'alpinisme dans la région, déclare dans cette article daté du 23 aout 2007, après édition : "The China/Tibet Mountaineering Association (CMA/TMA ) are now reportedly also negotiating with Nepal, asking them to help "close" the peak from both sides during the Olympic torch team's summit push next year." Un article que ne dément pas celui-là, daté du 14 Mars après édition, qui soutient que "climbers will be banned from going beyond Everest's base camp until 10 May."
Encore une fois, impossibilité de trouver les propos chinois exact qui démentirait l'information de source sûre. Seul ce site, dont la légitimité est encore une fois celle de l'AFP, rapporte le 13 Mars que "Hier, l’Association tibétaine de la montagne a cependant démenti vouloir faire de l’Everest une zone interdite pour le bien de la flamme olympique. "Il s’agit d’une rumeur. Nous n’avons jamais publié une telle annonce. Nous accueillons toutes les expéditions, à la fois chinoises et étrangères, nous désirons leur venue, car c’est bénéfique aux deux parties", a déclaré M.Zhang, un de ses responsables. "Il n’y a aucun problème pour leur venue s’ils s’inscrivent conformément à la loi et aux règlements", a-t-il ajouté.".
A noter, que le M.Zhang est difficile à identifier, tant il y en a. Ainsi nous pouvons trouver:
- ZHANG Xinsheng, vice-ministre de l'éducation de la République populaire de Chine et président de la Fondation nationale de Bourses d'Etudes de Chine
- M. Zhang Deguang, ex Secrétaire général de l'Organisation de Coopération de Shanghai
ou bien encore : l'homme fort du Tibet, le numéro un du Parti communiste, Zhang Qingli
Surement aucun de ceux là, les deux premiers n'ayant pas grands choses a voir ni avec l'everest ni avec la sécurité chinoise, me semble-t-il, mais ils illustrent bien mon propos : quand il y a tant d'homonymes est-on un média digne de ce nom de ne pas préciser plus avant la personne que l'on met en cause.
Quand à l'article de RFA (radio free asia), il existe bel et bien à cet endroit et stipule effectivement que "Armed Chinese police fired tear-gas Tuesday to disperse a crowd of several hundred protesting Tibetan Buddhist monks near the Tibetan capital, Lhasa."
Il publie les noms de 11 manifestants détenus : "The 11 detainees were identified as: Lobsang Ngodrub, Lobsang Sherab, Lodroe, Sonam Lodroe, Lobsang, Tsultrim Palden, Geleg, Pema Karwang, Zoepa, Thubdron, and Phurdan. No further details were available."
------ pause ------- vais me coucher... xD
Je met déjà l'article en ligne en esperant qu'il sera lu et commenté. Relevez mes erreurs que je les corriges, avancez vous aussi dans ce travail de vérification de l'info, avec en mémoire cette nécessité de ne lier en hypertextes que les sources de ce que l'on vient d'annoncer, sur la base du fil rouge nouvel obs, et en même temps de relier en hypertexte TOUT ce que l'on annonce.
Un vrai travail de fond... à bientôt.
lundi 25 juin 2007
Nice Matin, une ligne éditoriale parfumée de complaisance et de « versions officielles »
La fête du château (la fête du Patriote)
Selon les propos d'un quinquagénaire (53 ans) communiste depuis 40 ans, c'est le PCF qui finance l'intégralité de l'évènement (ainsi que les services obligatoires : SAMU, pompier). C'est donc eux, les militants, qui payent de leurs poches, une charge financière importante pour ces travailleurs modestes. Ils s’occupent également des stands, désertés regrette-t-il, par « les jeunes ». En effet à ce qu'on pouvait en voir, l'âge moyen des personnes présentent aux débats, autour des buvettes et des standsn, ne descendait pas au dessous de 45 ans. Cela reflète selon lui un problème de fond : la relève qui n'arrive pas.
Interrogé un peu plus tard, J. militant et bénévole, qui souhaite garder l'anonymat, vient de Marseille en renfort aux « Kamarades » qui travaillent à la buvette des jeunesses communistes. Il tempère le verdict : « On à doublé nos effectifs sur Nice et Marseille (...) Maintenant on arrive à donner un vrai contenu et un vrai débat politique au sein de la JC ». Il m'avoue à mots couverts, hors micro, que le communisme est devenu matière à débats interminables entre intellectuels déconnectés de la réalité, celle de tous les jours, « celle du travail », à laquelle personne ne peut se soustraire.
L'ensemble de la journée s'est animé de débats en plusieurs endroits du château, certains étayés par d'importantes personnalités du panel communiste comme ce fut le cas à l'occasion d'un plaidoyer en faveur du peuple palestinien qui engageait Christine Mendelsohn du secrétariat du parti de la gauche européenne et Pierre Barbancey, grand reporter pour l'Humanité. L'intégralité de l'exposé est en ligne ici (au format .ogg).
Dans le public, M. Winnykamen représentait « La Paix Maintenant ». Permise par le refus de soldats israélien d'attaquer leurs colonies en Palestine, l'organisation est à la base des accords de Genève du 1er décembre 2003, censés « réaffirmer la détermination des deux camps à mettre fin aux confrontations et aux conflits et à vivre une coexistence pacifique C. Winnykamen me posa cette simple question : si le blé est à moi mais qu'il pousse sur ta terre, à qui doit profiter le blé? M'assurant qu’en pareil cas « tous deux ont raison » et qu’il faut bien « le comprendre pour faire avancer le mouvement vers la paix ».
Guillaume Ferron.
vendredi 15 juin 2007
Arrété et placé en garde à vue, tard dans la soirée de mercredi soir, lors d'une intervention policière que j'avais voulu couvrir en tant que journaliste, j'ai été récupérer dans la matinée du lendemain par la Direction de Surveillance du Territoire. Ceux ci sont arrivés pendant mon audition, après que je me soit brievement entrenu avec le commissaire à propos de ma relaxe (voir mon articl précédent).
La DST, autrement dit le contre espionnage, recherchait le principal protagoniste de l'interpellation en question, l'interpellé, s'appelant : xxxxxxx, un jeune homme de xx ans, de race noir, le visage allongé et les yeux brillants. Ma préoccupation au moment au moment des faits avait été de rendre compte d'une banal opération de police, aussi n'avais-je pas noter des détails qui aurait pu me troubler, cependant une fois sorti de l'emprise policière et l'esprit au clair je fis le rapprochement avec un article que j'avais précédemment lu ici (lien vers source).
Cet article sur une page de Nice Matin, daté du Jeudi 7 juin, relate l'enquete mené par la DST sur les réseaux terroristes à Nice à travers un coup de filet survenu le mercredi 6 juin et titré ainsi : La DST interpelle de nouveaux islamistes azuréens.
Il dénonce le conditionnement exercé sur certains jeunes pour les inciter à partir pour le proche orient et à s'investir dans le terrorisme. Il émet également un certain nombre de suspicion autour de l'honneté de certaines association, suspectés de camoufler des paiements entre parties extérieures.
Sachant cela, j'ai compris que j'avais mis le doigt sur une opération sensible, avant hier soir. Je decide donc de me renseigner davantage : le shéma qui suit s'impose alors à moi.
En résumé, une cellule terroriste à été démentelé en Juillet 2005, provoquant la fuite de beaucoup d'entre eux en europe.
Certains d'entre eux sont en France: la DST vient d'en arreter un mardi, à Nice et deux autres attendent leurs condamnations.
Dans le même temps, en Belgique, une jeune belge, converti à l'Islam, s'est tuée en kamikaze en Irak en 2005.
Un dossier s'est ouvert pour confondre les responsable. En décembre 2005, un homme à été mis en examen pour des liens qu'il avait avec une cellule belge.
jeudi 7 juin 2007
ERRATUM
Veuillez prendre en compte une erreur sur l'article : G8 : 33ème édition", au 4ème paragraphe, à la ligne "Angela Merkel, ..., a fait appel à 16000 policiers et 1000 soldats, pour un coût avoisinant les 100 millions d'euros." : mauvaise information du à cet article qui n'est plus diffusé par l'associated press.
"Le coût des mesures de sécurité est colossal : 12 millions d'euros pour le seul mur d'enceinte, qui sera détruit dès le 10 juin" affirme libération ici.
"En Allemagne, l'ampleur du dispositif sécuritaire suscite de nombreuses critiques et pas seulement à cause de son coût, 20,5 millions de francs pour la seule clôture." affirme le quotidien suisse lecourrier.che
Il est interessant qu'aucun site francophone ne montre beaucoup d'assurance sur le chiffre avancé. Pour les germanophones, la recherche sur Minister des Innern et Premierminister
mercredi 6 juin 2007
G8 : à langues déliées.
Un contre sommet qui ferme son premier forum aujourd'hui à 13h00, à un jour de décalage avec le programme officielle, et qui s'ensuivra d'une grande manifestation. Le programme est disponible sur le site d'attac : http://www.france.attac.org/spip.php?article6802. On y apprend que le gros de la manifestation, des manifestant venus du monde entier dans un désir de paix et fraternité se sont installé en 3 "camps autogérés" installés autour d'Helingdamm. Ils dénoncent ensuite largement les interventions, interruptions et autres provocations dont se rendent coupables les autorités et plus spécifiquement les agents de polices, ce que confirme le site militant http://www.quellesconnes.com/anti-g8/breve.php3?id_breve=158
De leurs cotés les dirigeants vont passer leur première nuit dans la très vieille station balnéaire du Mecklembourg, en Allemagne. Le président Sarkosy expose son programme et son agenda sur le site de l'elysée. Il prévoit notamment de rencontrer , le 8 Juin à 7h55, le président Bush lors d'un entretien privé. George Bush qui a été longuement sifflé, à son arrivé, par la foule des manifestants qui lui bloquaient alors le passage. On peut suivre l'actualité en français de George Bush durant le G8 sur le fil info http://www.wikio.fr/news/George+W.Bush). Pour connaitre le programme officiel Sommet du G8 de Heiligendamm, cliquez ici. Pour acceder au site officiel du G8, en anglais, cliquez là.
D'après une brêve de l'afp, le journal 24H indique que "Sarkozy veut que le G8 rende "hommage" au geste d'Uribe", et ainsi discuter de l'affaire Betancourt avec l'ensemble du sommet.
Avec eux, la 33ème édition du G8 à souhaité orienter le programme des débats vers deux points spécifiques de l'actualité internationale : l'Afrique et le réchauffement climatique.
L'APP (Africa Progress Panel ), dirigé par Kofi Annan l'ancien secrétaire générale de l'ONU, a pour vocation de suivre et faire appliquer les promesses des huit dirigeants qui concernent le continent africain. Une brêve du courrier international, qui se rapporte aux conclusions rendus par l'APP "le 24 avril 2007 à Berlin, devant Tony Blair et Angela Merkel," dénonce que "deux ans après le sommet, l'objectif de doubler l'aide au développement de l'Afrique d'ici 2010 n'est rempli qu'à 10 %".
D'après des révélations d'IPSinternational "des autorités allemandes n'ont pas caché le fait que l'intérêt du G8 en Afrique se focalise également sur les ressources naturelles abondantes sur le continent, et les avancées des pays en développement émergents comme l'Inde et la Chine dans l'exploitation de ces ressources."
"'Nous devons prendre place en Afrique'', a déclaré Merkel à une conférence sur le développement urbain à Berlin en novembre, moins d'une semaine après un sommet Afrique-Chine sur affaires et politiques, à Beijing."
Ce qui pourrait indiquer que le gouvernement Merkel a dans l'idée de concurrencer l'entrée de la Chine sur le marché africain.
Le Vatican s'implique également dans la lutte pour le développement de l'Afrique, notamment concernant "la possible extension de l'annulation de la dette". Benoit XVI soutient officiellement le développement africain, ce dont témoigne l'église catholique. L'église catholique mis en place par la Conférence des évêques de France, avait déjà obtenu des résultats positifs en 2005 , sous le règne de Jean Paul II, comme l'évoque le cardinal Rodriguez sur le site www.cardinalrating.com révélant du même coup l'existence d'un réel lobbying catholique qui peut s'exercer sur le G8.
Le Mali organise son propre contre sommet pour protester contre le G8 : plus d'un millier d'altermondialistes y sont attendu. Créé en 2002 sous le nom de "Forum des Peuples", l'actualité de l'évènement se trouve sur www.forumdespeuples.org mais également sur ce site individuel. Les thématiques abordées lors de ce rendez-vous, sont : la dette, les Accords de Partenariat Economiques, les privatisations, les OGM, l’endettement paysan, la souveraineté alimentaire, l’accès à l’eau, les conflits fonciers et les OMD (Objectifs Millénaires pour le Developpement).
Une définition complète des OMD, ici. La 7ème problématique qu'ils soulèvent concerne l'environnement durable, rejoignant le deuxième point fondamentale soulevé par Angela Merkel, à Heilingdamm : le réchauffement climatique.
Ce document dévoilé par Greenpeace et mis en ligne ici environ une semaine avant le début du G8 témoigne du refus américain de s'accorder sur la politique global envisagée par Angela Merkel, pour limiter la production des GES (Gaz a effets de serres), malgré que "Mme Merkel [ait] reçu des soutiens clairs des six autres membres du G8 pour son approche sur le climat, qui prévoit dans le cadre de l'Onu une entente dès 2009 sur un nouvel accord post-Kyoto fixant des objectifs quantifiés (comme le souhaitait aussi Nicolas sarkozy ndlr). Cela afin que cet accord puisse entrer en vigueur après 2012, date d'expiration du Protocole.
Des négociations sont en cours. Tony Blair confiait hier à Courrier International : "Je peux faire fléchir Bush sur la question climatique". Cette déclaration vient après celle de John Sauven, directeur de greenpeace, qui confiat à France24 lundi dernier : "les efforts de Tony Blair pour convaincre George Bush de l'importance de la lutte contre le changement climatique ont tout simplement échoué, bien qu'il proteste du contraire".
La réponse apportée jusqu'ici au problème du réchauffement climatique par le président Bush est un étonnant volte face : puisqu'il ne peut pas continuer à refuser ainsi toute négociation sur la réduction des GES, il "se fait désormais le promoteur d'un plan de réduction des gaz à effet de serre" qui pourrait aller davantage à son rythme. plus d'info Mais sa proposition ne remplit pas les impératifs chiffrés statués par Mme Merkel. Aussi cette dernière a-t-elle saluée "la prise position" mais reconnait "qu'il y a encore du travail". (source l'expension )
Pour Philip Clap, président de la National Environment Trust, le plus influent lobby américain de défense des intérêts écologiques, le discours de Bush « est un effort transparent pour détourner l'attention de son refus systématique de toute proposition de réductions des gaz à effet de serre au prochain sommet du G8 », rapporte le Financial Times.
L'allemagne s’est aussi réjouie des efforts du Canada pour lutter contre les changements climatiques, bien que des divergences persistent entre eux à propos du "plan vert" de Stephen Harper. La France à quant-à-elle parlée d'une "harmonisation" de ses positions avec le Canada. Un plan vert très attendu au Canada bien que porté par un gouvernement qui fait polémique ici ici et là. Rappelons que "selon un haut responsable d'une délégation participante, certains pays du G8 "ne veulent pas soutenir" une augmentation de l'aide à l'Afrique" et "sont fatigués du dossier des promesses d'aide à l'Afrique". (AFP sur TV5 ). L'identité du/des pays en question n'est pas encore connu.
...
Un nouveau problème s'est immiscé dans le cahier des charges du G8, la Russie qui dénonce, depuis quelques semaines*, le projet américain de s'installer en Europe de l'Est sous la forme d'une base anti-missile (cf article précédent : "Quand le fer est chaud..."). A en croire le directeur du domaine diploweb.com, Pierre Verluise : "la Russie [est le] premier pays fournisseur d'hudrocarbures à l'UE". Une révélation qui pourrait laisser craindre d'eventuelles pressions exercées par la Russie sur la France s'il fallait que cette dernière tranche publiquement sur la question des boucliers antimissiles américains.
Les tensions Bush/Poutine secouent l'actualité. Poutine parle de braquer l'europe avec ses missiles *
Vladimir Poutine admet que la riposte russe à l'initiative américaine risque de relancer la course aux armements, mais en impute la responsabilité aux seuls Etats-Unis, "qui ont commencé".
lundi 4 juin 2007
Quand le fer est chaud...
Les Etats-Unis, la Russie, le Japon, le Canada, le Royaume-Unis, l'Italie, la France et l'Allemagne qui accueille et préside cette 33ème réunion des grandes puissances mondiales, se réuniront demain, Mercredi 6 Juin, à Heiligendamm dans le "Kempiski Grand Hotel", barricadé pour l'occasion derriere un "rideau de fer" ("der Zaun", en allemand) le ceinturant sur 12 km d'acier et de barbelés tranchants. En marge des conflits généré par les manifestants du contre-sommet qui défrayent l'actualité depuis une semaine (cf. article précédent : "La 33e édition du G8 va t-elle dégénérer?"), l'actualité internationale vacille face aux rapports compliqués qu'entretiennent entre eux les chefs d'états attendus par le sommet. Ainsi faisant suite à un vieux rêve Reaganien, les états unis ont-ils exprimé le souhait d'installer un bouclier antimissile au coeur de l'europe, en République Tcheque, proposition qui à également recueilli l'écho favorable de la Pologne. Ainsi qu'en témoigne Niall Green, déjà auteur sur internet de nombreux articles concernant la géopolitique d'europe de l'est, les autorités tchèques et polonaises semblent accueillir favorablement la proposition américaine de construction d'un bouclier antimissile sur chacun de leurs territoires. (Le Grand Soir, 8 Février 2007). Les deux gouvernements sont bien décidés à "aller de l'avant" même si les sondages indiquent que deux tiers des Polonais et des Tchèques s’opposent à une participation au bouclier antimissile" et malgré le fait qu'il faille dès lors accepter une enclave américaine sur leur territoire.
" le Pentagone a insisté pour dire que les deux bases deviendraient des territoires américains souverains et que les quelque 500 Américains qui y travailleraient ne seraient pas soumis aux lois polonaises ou tchèques ".
Cette volonté affichée des anciens pays du bloc soviétique de s'émanciper définitivement de la Russie et de se rapprocher de l'OTAN, accompagne les déclarations ministérielles formulées sur un tout autre sujet, le 15 mai 2007, par le porte parole du ministère polonais des affaires étrangères Robert Szaniawski, selon lequel la Pologne aurait décidé de poser une seconde condition à l'ouverture de négociations prévues dans le cadre d'un accord économique entre l'Union européenne et la Russie, demandant à ses partenaires de l'UE de statuer sur "la solidarité de tous ses membres en matière d'approvisionnement énergétique"; une problématique vitale pour s'arracher à la dépendance Russe en matière d'énergie. Cette décision suit la demande de lever l'embargo russe imposé depuis un an et demi sur la viande et les fruits et légumes polonais, dont la Russie prétend qu'il serait d'origine sanitaire mais que le gouvernement polonais voit plutôt comme une sorte de vengeance "politique", indique le site promethee.fr. Un porte parole de la diplomatie russe, Mikhaïl Kamynine, juge cette situation "inadmissible" et déclare qu'on ne peut "admettre que les relations entre la Russie et l'UE (...) deviennent l'otage de la position d'un des états membres de l'UE (...) ".
La Russie, franchement abandonnée par ses anciennes "dépendances", ne voit donc pas du tout d'un bon oeil se constituer à ses portes une alliance européano-américaine sous la forme d'un "bouclier antimissile américain (...) conçu pour donner un avantage nucléaire décisif à Washington." c'est à dire , comme le rappel Niall Green pour le site internet mondialisation.ca, "le développement d'un réseau très performant de radars, de satellites et d'intercepteurs de missiles intercontinentaux balistiques [qui] pourra à terme réduire à néant toute tentative d'une puissance nucléaire rivale de lancer une contre-offensive en réponse à une frappe nucléaire américaine". De ce fait, Vladimir poutine a dénoncé, le 31 mai 2007 au Kremlin à Moscou, "le diktat" et l'impérialisme" dont font preuve les Etats-Unis, dans un contexte de plus en plus tendu, souligne l'afp. Se voulant conciliants "les Etats-Unis ont annoncé, vendredi 4 mai, que des rencontres avec des hauts responsables russes sont d'ores et déjà prévues pour le mois de septembre" révèle le Monde. La République Tchèque s'organise également dans ce sens. Mais Vladimir Poutine, y voyant le début "d'une nouvelle course à l'armement" souligne à l'afp, "que l'essai mardi d'un nouveau missile intercontinental russe à têtes multiples était une "réponse" aux actions "unilatérales" de certains pays". Face à la menace envisagée, le ministre de la Défense russe Sergei Ivanov ajoute : « Cela n’inquiète pas la Russie. Ses forces nucléaires stratégiques peuvent assurer sa sécurité en toutes circonstances.(...)Ce dispositif ne sert qu’à démontrer à quel point Prague et Varsovie veulent prouver leur loyauté envers Washington. » (Le Grand Soir). Ivanov s'est également interrogé publiquement, à Varsovie, en présence du Figaro « car ni les missiles nord-coréens ni les missiles iraniens ne peuvent atteindre cette région » a-t-il dit, alors " quelle sera la cible de ce système antimissile ? ".
"Le président américain George W. Bush a déclaré que le projet de bouclier antimissile en Europe centrale est destiné à protéger les alliés des Etats-Unis au sein de l'OTAN contre un tir de missile iranien, voire nord-coréen." indique latribune.fr.
Une information aussitôt démentie par l'Iran sur le ton de l'ironie : "les affirmations de responsables américains selon lesquelles installer un système de défense antimissile en Europe vise à confronter les missiles iraniens et protéger l'Europe contre l'Iran, sont la blague de l'année", a déclaré M. Larijani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, à l'agence de presse officielle IRNA. L'Iran toujours sur la sellette internationale, a déclarée le 4 Juin, dans un discours prononcé à l'occasion de l'anniversaire de la mort de l'ayatollah Ruhollah Khomenei, fondateur de la république islamique d'Iran, décédé en 1989 : "Pensez-vous que la nation iranienne va mendier pour obtenir ses droits nucléaires afin que les puissances agressives l'acceptent? (...) Non, tel n'est pas l'état d'esprit d'une nation libre et indépendante". L'Iran dément toujours formellement les accusations des occidentaux "de vouloir se doter d'un arsenal nucléaire" et "affirme vouloir uniquement produire de l'électricité". Face à la menace des Etats-Unis et de leurs alliés qui comptent profiter du G8 pour proposer de nouvelles sanctions Khamenei réplique : "Ces prochaines élections législatives seront une nouvelle occasion (de prouver) la dignité et la vigueur de la nation". Auquel la foule a répondu : "Mort à l'Amérique".
La Corée du Nord, quand à elle, vient de tirer vendredi des missiles à courte portée en direction de la mer du Japon, sans toutefois mettre directement en danger l'Archipel, rapporte l'agence de presse japonaise Kyodo. L'état major sud-coréen tempère l'information en précisant que "ces tirs de missile de courte portée semblent entrer dans le cadre d'exercices de routine effectués tous les ans par le Nord sur ses côtes est et ouest". Le site belge lalibre.be insiste néanmoins sur le fait que "ces tirs surviennent en période de tension entre la Corée du Nord et le Japon", et rappel qu'il y a des précédents, notamment "l'essai nucléaire nord-coréen du 9 octobre 2006". Sans omettre le tir d"août 1998 : la Corée du Nord avait alors lancé au-dessus du Japon un missile qui avait fini sa course dans l'océan Pacifique. Le Japon soutient donc les Etats-Unis dans leur projet de bouclier anti-missiles en Europe.
Une Europe qui, à l'instar de la France et de l'Allemagne, espère, par delà les questions géopolitiques réunir les nations sous le thème de l'écologie.
Mais une fois de plus les Etats-Unis ne l'entendent pas de cette oreille : "A dix jours du sommet du G8 en Allemagne, les Etats-Unis sont plus que jamais décidés à ne pas parler réchauffement climatique" rapporte Libération précisant que "les deux pays (l'Allemagne et les Etats-Unis ndlr) se disputent chaque mot d'un projet de déclaration commune à l'ensemble des pays du G8, qui aurait fixé comme objectif la réduction de moitié de leurs émissions de gaz à effet de serre en 2050, comparé à 1990".
Angela Merkel se trouve aujourd'hui dans une situation délicate : d'un coté le contre sommet qui, malgré la quantité d'hommes et d'argent déployé, fait rage, blessant à la volée manifestants et policiers. Mais elle doit également peser de tout son poid pour faire pencher les débats vers l'écologie et la réduction des gaz à effet de serre. "Elle s'appuie sur "sa double présidence de l'Union européenne et du G8 et s'adosse à des conclusions de scientifiques pour faire reconnaître qu'un réchauffement supérieur à 2°C (par rapport à 1990) deviendrait rapidement insoutenable", indique Le Monde. Mais "les commentaires américains évoquent des propositions "totalement incompatibles" avec l'approche du président George Bush", rapporte France24.com.
"les efforts de Tony Blair pour convaincre George Bush de l'importance de la lutte contre le changement climatique ont tout simplement échoué, bien qu'il proteste du contraire", a déclaré le directeur de l'association Greenpeace, John Sauven.
En France le nouveau président Nicolas Sarkosy qui se prépare "à sa première grande sortie internationale" (lesechos.fr), apportera sans doute un soutien non négligeable à la chancelière allemande. Il déclarait ce matin qu'il souhaitait mettre en place "des objectifs chiffrés" avec les autres membres en matière d'écologie. Il à également déclaré qu'il aborderait le sujet ingrid betancourt, toujours retenue par les FARC en Colombie. Il devra également s'adapter à certaines tensions avec la Russie. "Si le président américain George W. Bush voit à coup sûr arriver le nouveau président français avec soulagement, Vladimir Poutine a perdu en Jacques Chirac son meilleur allié" explique l'afp. "Vladimir Poutine n'a guère apprécié ses critiques sur la guerre en Tchétchénie et a manifesté son irritation en tardant à le féliciter après son élection ".
Un G8 aussi tendu à l'extérieur qu'à l'intérieur, profondément marquée par une volonté américaine intransigeante, tant du coté de l'écologie que de celui de la défense, cristallisant avec eux les plus vives inquiétudes pour la situation internationale menaçant de dégénérer, au mieux, en schéma Orwellien, au pire en chaos atomique.
